vendredi 5 décembre 2014

Cartagena (1)

La semaine après mon anniversaire (non non, je n'ai pas du tout de retard), nous avons passé deux jours à Cartagena (que vous pouvez aussi appeler Carthagène des Indes, avec un bon accent neuchâtelois).

La ville est, si je ne m'abuse, une des premières fondée par les envahisseurs colons sur le sol sudaméricain. La partie historique conserve donc la jolie architecture coloniale, et est de ce fait très touristique.

Nous avons donc visité la ville sous un soleil et plomb, et avons évidemment finis aussi rouges que des tomates cerises.

Pêcheur

Oh, le beau nuage


Rue typique de la vielle ville


Ancien bûcher... ?


Contraste


Le Coso qui fait semblant de rêvasser



On s'est même rapidement fait des amis.



Échec et mat !


Il vient ce granizado, oui ?

mardi 25 novembre 2014

Piedra Pintada

Oui, je sais, je ne possède pas du tout le don familial pour tenir un blog à jour.

Mais je fais des efforts, si, si, je vous jure.

Bref.

Le lendemain de mon anniversaire, nous avions prévu une petite excursion avec deux amies de l'uni. Accompagnées du papa de l'une et de la sœur de l'autre, nous sommes parties tôt le matin en direction de Piedra Pintada, un ancien lieu sacré mokana, qui est aujourd'hui encore utilisé pour certains rituels malgré les dégradation qu'il a subi au fil des années.

Nous avons donc pris le bus jusqu'à un petit village, après lequel il a fallu continuer à pied.
 


Champs de maïs




Le chemin que nous suivions s'est rapidement mis à monter, au désespoir de mes amies.




En haut, un petit village auquel on ne peut accéder qu'à pied.

Rencontres...
Certaines moins humaines que d'autres




Au bout d'une petite heure de marche, nous avions enfin atteint notre but.



Le problème c'est que... nous sommes passés tout droit. En effet, la pierre en question est en contrebas et n'est pas vraiment signalée, et nous avons donc continué de marcher une bonne vingtaine de minutes avant de nous dire qu'il était tout de même bizarre que le panneau soit si éloigné du site.

Après être revenus sur nos pas, nous l'avons finalement trouvée.

Les photos sont assez moches, on dira que c'est la faute à la sombritude du coin





Ce qui était autrefois une grotte est aujourd'hui à l'air libre, la faute aux nombreuses explosions qui servent à extraire la pierre des carrières alentours.

De plus, des gens bien pensants mais ignorants ont peints les pétroglyphes il y a des années, et la peinture est restée incrustée dans la pierre. Ou comment dégrader en voulant préserver.

Un géologue pour m'expliquer les dessins dans la roche ?

L'ancien ruisseau n'est plus qu'une flaque


En bref, une petite excursion très sympa à la découverte des trésors colombiens !


samedi 8 novembre 2014

Cumpleaños

Cette année, mon anniversaire tombait sur un week-end prolongé ici, car les Colombiens ont la bonne habitude de déplacer les fériés le lundi suivant s'ils tombent sur un week-end.

J'ai voulu organiser une petite fête avec quelques amis, mais tous m'ont dit qu'ils profitaient du long week-end pour partir quelques jours. J'ai donc décidé d'organiser quelque chose la semaine suivante.

Mais, le matin de mon anniversaire, le Coso a commencé à se comporter d'une manière quelque peu étrange: il s'est soudainement mis à faire le ménage pour "ne pas gâcher les photos qu'on allait prendre", il a acheté une grande quantité de pains pour hamburgers "parce qu'il avait très faim", et était dans l'ensemble passablement stressé.

Autant vous dire que ça m'a un poil mis la puce à l'oreille, mais j'ai fait comme si de rien.

En fin d'après-midi, nous sommes sortis faire quelques courses. À notre retour, l'appartement avait été joliment décoré et plusieurs amis m'attendaient.

C'était la première fois qu'on m'organisait une fête surprise, et même si j'avais fini par m'en douter un peu, ça m'a beaucoup touchée !

Le Coso avait demandé à tout le monde de me dire que personne n'était là, et avait tout organisé.

La suite en images !

Le Coso aux fourneaux




Et non, ce n'est pas de la viande, mais un mélange pois-chiches - haricots noirs !


Joli gâteau, qui en fait n'avait pas beaucoup de goût

mercredi 15 octobre 2014

Rutas patrimoniales

Le 21 septembre, le Museo de Antropología de la Universidad del Atlántico organisait une visite du patrimoine de Barranquilla. Une amie de l'université qui y travaille m'y ayant invité, j'y suis allée avec le Coso.

Premier arrêt : l'ancien Colegio de Barranquilla, un bâtiment aujourd'hui abandonné qui à l'époque était réputé, et où a entre autres étudié Gabriel García Márquez. Il se trouve sur le "campus" de la Universidad del Atlántico (l'université où j'étudie, pour ceux qui n'auraient pas suivi) qui se trouve au centre ville, et où maintenant ne se donnent plus que les cours de langues étrangères.

Maison hantée ?


Ou prison ?


Ensuite, notre bus nous a emmené au centre ville historique, là où s'organisait la vie de la ville à l'époque coloniale, mais qui a bien changé depuis.

Relique coloniale

Simón Bolívar et son fidèle destrier

Pas très patrimonial tout ça, mais je trouvais le bâtiment sympa


Puis, direction un des bras du fleuve Magdalena, un des plus grand fleuve de Colombie, utilisé à l'époque par les colons pour entrer plus à l'intéreur des terres, et qui fut ensuite une route commerciale importante.

Comme un petit air d'Amazonie



Tradition versus modernité


Nous avons ensuite pris la direction de l'ancienne gare ferroviaire, qui a malheureusement été abandonnée il y a des années, par laquelle transitaient les marchandises venues d'Europe ou d'autres pays d'Amérique.


L'ancienne douane
Drapeau colombien et barranquillero



Ensuite, direction la Casa del Carnaval, un petit musée qui, comme son nom l'indique, est dédié au carnaval de Barranquilla.
C'est un fait peu connu outre-Atlantique, mais le carnaval de Barranquilla est le deuxième plus grand au niveau mondial, après celui de Rio de Janeiro. En 2015, il se déroula du 14 au 17 février, pour ceux qui aimeraient venir me rendre une petite visite :D
Malheureusement, nous nous somme faits surprendre par la pluie, et la suite du tour a dû être annulé, alors qu'il nous restait une dizaine d'endroits à visiter (pour ceux qui ne comprendraient pas pourquoi, je vous renvoie à mon article précédent).


Ma danseuse de cumbia

Il commence légèrement à pleuvoir...

Bref, petite journée bien sympathique, qui nous a permis de découvrir pleins d'endroits encore inconnus de Barranquilla, avec des infos historiques en prime !

dimanche 5 octobre 2014

Lluvia

Lorsqu'on est arrivé à Barranquilla, la chaleur étouffante ne nous faisait désirer qu'une chose : qu'il pleuve. Après près de huit mois de sécheresse, je pense que nous n'étions pas les seuls.

Il a fallu attendre la mi-août pour qu'on connaisse notre première vraie averse, et niveau pluie, nous n'avons pas été déçus.

Même les grosses averses d'été en Suisse font pâle figure à côté de ce qu'est la pluie ici.

Ici, lorsque les premières gouttes commencent à tomber, tout le monde regarde le ciel avec inquiétude. Si ça dure plus de quelques minutes, les gens s'éparpillent à une vitesse impressionnante pour se mettre à l'abri.

La première fois, je n'ai pas compris. J'étais à l'université, il a commencé à pleuvoir pendant la fin du cours. En sortant, je me suis demandé pourquoi tout le monde restait à l'abri, et que même les gens possédant un parapluie semblaient hésiter.

En bonne aventurière, je me suis lancée sous les trombes d'eau. J'ai été trempée jusqu'à l'os en moins de dix secondes, mais je me suis vite aperçu que ce n'est de loin pas ce que redoutent le plus les Barranquilleros.

En effet, quand il pleut, les rues se transforment en rivières. Et ce n'est pas une exagération.

Je n'ai pas réussi à vraiment prendre de photos de la situation, alors je vous en mets quelques-unes tirées du site de l'Heraldo, le journal local.



 



Au début, je me suis dit qu'il s'agissait d'une pluie exceptionnelle, mais je me suis rendu compte les jours suivant qu'il s'agit plutôt d'une constante. À chaque fois qu'il pleut, même si le niveau peut varier, c'est la même chose.

Vous comprendrez donc que, lorsqu'il pleut, une grande partie de la ville s'immobilise.

Mais, même si la pluie a entraîné une prolifération des moustiques (dont les sympathiques moustiques tigres qui peuvent être porteurs de la dengue et du chikungunya), la température baisse agréablement lors des averses.

Et de toute façon, c'est une facette de la vie d'ici qu'il faut accepter et qu'il est intéressant de connaître. Comme il y en plus souvent des coupures d'électricités pendant les averses, j'aime bien m'adosser à la fenêtre et regarder toutes sortes d'objets dériver sur cette rivière temporaire.

vendredi 3 octobre 2014

Petites bêtes citadines

Barranquilla est une grande ville : avec plus d'un million d'habitants, c'est la quatrième plus importante de Colombie.

Et pourtant, on trouve pleins de petites bêtes sympa un peu partout.


Il y a l'incontournable lézard-de-maison, qui se nourrit de petites bêtes désagréables. Nous avons plusieurs familles logées dans le plafond, et même si on hésite parfois à résilier leur bail parce qu'ils ne mangent pas assez de moustiques à notre goût, on les aime bien (le Coso a même développé une impressionnante faculté de traduction lézard-humain).


Pas facile à photographier ces petites bêtes


Tous les jours vers 18h, à la tombée de la nuit, en plus des hordes de moustiques qui nous assaillent, les arbres se peuplent de nuées de perroquets verts qui font un boucan infernal. Mais, comme ils sont beau, on leur pardonne. Je ne sais pas vraiment où ils passent leur journées, mais le soir, ils sont ponctuels.

Vous avez réussi à trouver les deux oiseaux ?


Quand on est arrivés à Barranquilla, on est tombé amoureux d'un parc ou habitent quelques iguanes, que nous avons renommé très à propos Parque de las iguanas. Et, en nous promenant un peu plus, nous sommes tombé sur un autre parc encore plus chouette qui abrite un iguane géant, que nous avons donc rebaptisé Parque de las iguanas 2.

La bête doit faire un bon mètre de long, avec la queue

Les iguanes, ça sait mieux prendre la pose que les lézards-de-maison


Et, un soir d'après pluie, nous avons eu la visite d'un sympathique grenouille-qui-colle-au-mur, ce qui nous a maintenus éveillés jusqu'à tard dans la nuit car on ne voulait pas dormir avant d'avoir trouvé son petit nom (qui est Hypsiboas crepitans, pour les biologistes et les curieux).


Spid... euh... Forgman style


Il manque encore les écureuils, les oiseaux moins colorés, les chats et les chiens errants, et sans doute d'autre petites bêtes que nous n'avons pas encore croisées !